Afrique: Futur et Optimisme

23/01/2015

Lors d'un récent séminaire, j’ai présenté à de nouveaux collaborateurs de PwC les enjeux de l’Afrique et la façon dont notre démarche s’intègre aux objectifs de notre entreprise : construire de la confiance pour la société et résoudre des problèmes complexes. En termes de confiance, j’ai abordé le manque de confiance dans les institutions des économies occidentales, de la façon dont nous prenons parfois cette confiance pour acquise, et ce que les  entreprises telles que PwC peuvent faire pour aider l'Afrique sur ce sujet.

Toutefois, la difficulté lorsqu’on s’adresse à des groupes de jeunes gens brillants, c’est qu'ils vous posent des questions très pertinentes, telle que:   “Allons-nous dans 20 ans regarder en arrière et constater que les institutions ont véritablement été renforcées?"

Je suis un Afr0-optimiste, mais la question m'a interpellé, et j’ai pensé à la génération de mon père. Il est arrivé à Londres en provenance de Lagos en 1949 pour y poursuivre ses études de médecine pendant que beaucoup de ses camarades préparaient leur retour pour prendre en charge la gestion des affaires du pays. A l’époque, c’était l’euphorie. Les histoires que mon père me racontait me renvoient le sentiment d’une période d'excitation liée à une Afrique sur le point de se débarrasser de l'oppression coloniale et de prendre son envol vers une nouvelle liberté. Penser à  cela me fait frémir : imaginez l'optimisme et la fierté. En 1960, lorsque la vague d'indépendance a pris de l'ampleur, mon père avait 32 ans et tout était possible.

Bien sûr, les choses ne se sont pas passées comme tout le monde l'avait espéré. La plupart des pays africains ont fait marche arrière au cours des 50 années suivantes. Aujourd’hui, à 86 ans, mon père a le sentiment que sa génération a fait beaucoup d'erreurs – n’ayant pas été aidée par l’émergence de régimes autocratiques pendant la guerre froide, le maintien de la mainmise des anciens colons,  les aides peu judicieuses et une conception fondamentalement erronée des pays datant de l’époque coloniale. Alors, quand on m'a demandé si effectivement ma génération aura plus de succès à faire avancer l'Afrique, je me suis arrêté un instant avant de répondre.

J’ai pris une grande bouffée d’air avant de dire oui. Je pense qu’un engouement semblable à  celui qui s’est emparé des pays africains il y a plus de 50 ans est de retour - le récit d’une Afrique en pleine croissance. Je suis un réaliste et un optimiste, car si ce phénomène est probablement exagéré, on constate tout de même un véritable progrès. Ce qui est certain, c’est que nous aurons plus de chance de réussir aujourd’hui si nous tenons compte des leçons acquises durant ce demi-siècle perdu.

Cliquez sur ce lien pour lire mon précédent article sur "Pourquoi l'Afrique, pourquoi maintenant?" Il vous apportera plus d’arguments concernant ma position sur l'avenir de l'Afrique.

Paul Cleal | Président d'Africa Business Group
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